Sélectionner une page

Alain Clot (France FinTech) : « Les FinTechs françaises ne sont peut-être pas des décacornes, mais leurs business models sont solides »

Jan 27, 2022 | Parutions

2021 a été propice aux FinTech françaises, avec plus de 2,3 milliards d’euros. À l’inverse d’autres pays européens, le classement est diversifié, signe d’une certaine solidité. Néanmoins, les experts du secteur notent quelques faiblesses à combler dans les prochaines années.

2021, année des FinTech ?  Les start-up de finance françaises ont levé 2,3 milliards d’euros, pour un ticket moyen de 25 millions d’euros, soit des augmentations respectives de 174% et 86% par rapport à 2020, selon les chiffres de France FinTech, l’association qui promeut, anime et représente le secteur. Pour Alain Clot, son président-fondateur, le plus frappant dans ces levées, c’est la diversité des acteurs présents. « Start-up de l’assurtech, de financement, de paiement, du domaine bancaire ou de l’univers des cryptomonnaies… cela contraste avec l’Allemagne, par exemple, où deux acteurs – Trade Republic et N26 – dominent la moitié des levées de fonds. Certes, le classement ne couronne pas de décacornes ou de très grosses sociétés, mais il incarne une population équilibrée de FinTechs », estime l’expert. Sofia El Mrabet, avocate au sein du cabinet international Bird & Bird et spécialiste des FinTechs, note quand même l’essor des start-up de paiement. « Elles profitent du contexte. Entre la crise du Covid et les usages qui évoluent – nous payons avec nos portables, nos montres, et même parfois avec des bagues connectées -, les transferts d’argent dématérialisé explosent. Aujourd’hui, on ne demande plus son RIB à quelqu’un, on lui ‘fait un Lydia’. Nous assistions à une surdigitalisation des transferts d’argent. »

Autre point fort de l’écosystème FinTech français, selon Alain Clot : la solidité des business models, basés sur des hypothèses qui apparaissent raisonnables. « À l’étranger, certains modèles posent question, avertit-il. Il y a des plateformes, par exemple, qui adoptent des stratégies très quantitatives des parts de marché, et acquièrent leurs clients très chers, en peinant à les monétiser et les fidéliser au-delà du cadeau de bienvenue. »

[…]

 

Toute l’actualité de la fintech française!

Une fois par semaine, recevez un condensé des dernières nouvelles de l’écosystème.

Vous vous êtes enregistré avec succès!