💠 La Fintech peut-elle être #Tech4Good : mirage ou réalité ?

Apr 6, 2019 | Vues du secteur

Par Diana Brondel, Fondatrice de Xaalys

Tribune publiĂ©e dans le cadre de notre Ă©vĂ©nement annuel #Fintech R:Evolution • DESTINATION : EXCELLENCE 🏹 • RDV mardi 9 avril 2019 – 12h30 – Station F #FFT19

Dans un monde où la technologie prend une place prépondérante, la question de savoir si la technologie n’asservit pas l’homme en lui faisant privilégier des liens distants par écrans et réseaux sociaux interposés au détriment des relations « réelles » est régulièrement posée. A l’inverse, nous entendons également dire que la technologie permet d’accélérer l’inclusion, le partage et être le vecteur d’une croissance plus inclusive et mieux partagée, pour tous.   

Tendance, le « Tech for Good » ne constituerait-il pas la solution pour réconcilier les détracteurs et avocats de la Technologie ? Mais de quoi s’agit-il ? Les définitions sont multiples mais les mots qui reviennent pour caractériser ce nouveau courant sont les suivants : impact, social, sens, inclusion, humain, environnement. Le « For Good » est décliné dans toutes les verticales de notre Société allant du Politique au Social en passant par les acteurs économiques privés du Groupe côté à la Start-up.  La dimension « For Good » d’un projet permet de réconcilier des impératifs économiques avec la quête de sens des porteurs de projet en donnant une place à l’expression de leurs valeurs.

En tant que parent, je me pose régulièrement la question du Monde dans lequel vivront mes enfants, adultes. Il n’aura rien à voir avec celui dans lequel nous avons grandi et sans doute peu de points communs avec celui dans lequel nous évoluons actuellement. Dès lors se pose la question de ce qu’il faut leur inculquer et leur transmettre afin qu’ils soient armés.  Un des éléments clés : l’autonomie. Cette dernière permet de s’inscrire dans le temps, d’être maître des temporalités, de décider du moment de ses actes (voyager ? investir ? faire plaisir ? se faire plaisir ?).

Sauf que l’on voit qu’en filigrane de ces actes et actions, il y a l’argent. Manipuler de l’argent constitue l’entrée de l’enfant dans le champ social : une somme à allouer, un premier choix d’achat et/ou un arbitrage à effectuer. Or Il faut le maîtriser de sorte à ne pas être dépassé par ses effets, ne pas le laisser nous éblouir ou gouverner nos désirs. Devoir de l’argent c’est être régi par l’autre. En manquer c’est quitter le champ de l’autonomie.

Tant de gens s’excluent car ils sont dépassés par l’argent. Notre ambition, œuvrer pour que les enfants aient de meilleurs rapports à l’argent et les accompagner dans la réalisation de leurs envies car il n’y a pas d’âge pour avoir des projets. Acheter un Playmobil à 5 ans, un équipement sportif à 12 ans, une maison à 40 ans revêtent au moment de la formulation du souhait la même importance pour le porteur de projet, soit-il petit ou grand.

Mon souhait : que tous les enfants puissent atteindre leurs rêves parce qu’ils auront acquis de bons réflexes dès le plus jeune âge avec des outils pensés pour et avec eux. Dès lors, cela tombait sous le sens de construire un outil pour aider les adolescents à gérer leur argent et c’est ainsi que l’aventure de Xaalys, première néo-banque française pour les adolescents, pilotée à distance par les parents, a commencé.

#Tech, Xaalys l’est par essence car construite pour les usages et modes de consommation actuels des adolescents et de leurs parents, technophiles, connectés et dont les besoins respectifs sont adressés dans des interfaces applicatives dédiées.

# For Good également parce que la vocation de Xaalys est de transmettre les « codes des adultes » et contribuer à l’éducation financière de l’actif clé de la société, sa jeunesse. Xaalys combine la manipulation (ma carte, mon compte, mon appli) à une stratégie de contenus ludique en partenariat avec l’acteur public auquel nous nous sommes associés, la Finance pour Tous.

La Fintech for Good a donc tout d’une réalité ! Levier puissant, la dimension « for Good » d’un projet de technologie financière peut s’exprimer dans les cibles de clients servis, les choix de structuration d’équipe, les géographies dans lesquelles vous opérez.

Le Tech4good ne reviendrait-il pas simplement à identifier une distorsion dans un modèle et d’y apporter humblement un début de solution technologique ? Dès lors que nous opérons des entreprises en ligne avec nos valeurs profondes pour apporter une solution à un pain point, nous apportons de la valeur à nos clients, fournisseurs, partenaire et améliorons de facto leur quotidien donc nous faisons du bien. Ne serions-nous à la réflexion pas tous des acteurs for Good qui nous ignorons ?

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Retrouvez Diana Brondel (@DianaBrondel) le 9 avril à Station F lors de notre événement annuel Fintech R:Evolution avec pour thème cette année Destination : Excellence.